Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères
Le dit du Genji Details
"Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.

Reviews
Le traducteur n'a rien fait pour rendre cette ?uvre accessible au public.Premièrement, par l'absence totale d'annotations. Vous ignorez ce que sont le pin de Takasogo, le Kokiden, le "Chant des longs regrets", Yô kihi, le Teiji-in, l'heure du b?uf, Koma, le "séjour des nues", le Kôrôkan, les "diverses voies", un "Genji"...? Débrouillez-vous ! Et ne comptez par sur le complément "A la découverte du Dit du Genji" pour éclairer votre lecture, sinon dans les résumés des chapitres.Deuxièmement, par un style "d'un autre âge" adopté délibérément par le traducteur pour approcher le plus possible le langage des Femmes de la Cour de Heian, mais qui, par la même occasion, rend la lecture particulièrement difficile et nuit considérablement à la compréhension de l'ensemble. "De qui parle l'auteur ? Qui prend la parole ? Où sommes-nous ? Quel est ce nouveau personnage ?" Ce sont les mêmes questions à chaque page. Le lecteur nage dans le flou....Un exemple parlera mieux. Voici un court extrait tiré du premier chapitre :"Quant à l'autre, encore qu'elle se fiât en l'auguste protection, nombreuses étaient celles qui la déprisaient et la cherchaient à prendre en défaut, et si fragile était sa complexion et précaire sa position, qu'elle ne s'en consumait que davantage en d'extrêmes soucis."Et voici le même passage dans une traduction libre de droit proposée par la revue Cipango :"La favorite pouvait, certes, compter sur la protection de Sa Majesté, mais nombreux étaient ceux qui guettaient ses moindres défaillances afin de l??humilier, et pour elle, si fragile, la faveur impériale elle-même était devenue source de tourment."Merci M. Sieffert pour votre fidèle traduction mais je préfère me tourner vers celle de Kikou Yamata qui, elle, n'a pas oublié le lecteur pendant son travail.


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